Bien-être au travail

I. Bien-être au travail – On voit tout. Mais on ne dit rien :

Plus je vois des proches s’effondrer, plus je me dis que les burn-out n’ont pas fini de progresser.

C’est douloureux de regarder un ami aller trop loin et de ne pas réussir à le faire entendre. Quand on exprime notre inquiétude, il nous répond souvent qu’on ne comprend pas. Et il a peut-être raison — on n’est pas dans sa tête, ni dans son quotidien professionnel.

II. Bien-être au travail – Mais les collègues, eux, y sont :

Ce sont eux qui voient la personne changer.

Qui remarquent qu’elle n’est plus tout à fait la même.

Qu’elle résiste moins bien.

Qu’elle se déconnecte de plus en plus difficilement.

Qu’elle dépasse ses limites sans même s’en rendre compte.

Qu’elle supporte de moins en moins ses conditions de travail.

 

Les managers aussi sont en première ligne pour percevoir ces signaux faibles — souvent avant tout le monde.

III. Bien-être au travail – La prise de conscience ne vient pas de nulle part :

Tant qu’un médecin ne pose pas le mot dessus, on ne le voit pas. Tant qu’un collègue ne nous dit pas « tu dérailles », on ne consulte pas.

Alors si vous êtes inquiet pour quelqu’un dans votre équipe : dites-le.

Signalez les changements que vous observez. Ne les balayez pas d’un « c’est son caractère » ou « il traverse une période difficile ».

Et ne craignez pas la charge de travail qui vous reviendra s’il s’arrête. Car plus il s’arrête tôt, plus il a des chances de revenir. Et peut-être qu’en en parlant ensemble, vous trouverez des solutions — avant que l’arrêt ne soit inévitable.

Car l’épuisement, ça ne se rattrape pas indéfiniment. Plus on tarde, plus la porte de sortie définitive après l’arrêt devient la seule issue.

IV. La vigilance, ça se cultive en équipe :

Ce n’est pas une compétence médicale. C’est une posture humaine.

Parlez-en en réunion d’équipe. Abordez-le entre managers. Créez un espace où ces signaux peuvent être nommés sans tabou. Et les solutions réfléchies ensemble.

C’est comme ça qu’on retient les talents sur le long terme. Et surtout, c’est comme ça qu’on prend soin des gens.

V. Ce que je vois sur le terrain :

Dans les formations que j’anime, je rencontre régulièrement des personnes en burn-in — ces personnes qui sont encore là, encore debout, mais qui brûlent de l’intérieur sans le savoir. Et ce qui me frappe à chaque fois, c’est la difficulté de la prise de conscience. Même face au miroir, même entourées de bienveillance, beaucoup ne se reconnaissent pas dans ce qu’on décrit.

C’est pour ça que la prévention ne peut pas reposer uniquement sur l’individu.

Ceux qui partagent sur le fait de ne pas être tombé et d’avoir pu réagir à temps, on souvent eu un manager qui les a fortement encouragé à s’arrêter, et qui les a soutenu à leur reprise.

VI. Et si on allait plus loin ensemble ?

La semaine QVCT est utile pour mettre le sujet sur la table. Mais la vigilance, elle, ne prend pas de congés. C’est toute l’année que ces conversations doivent avoir lieu — dans les couloirs, en réunion, entre managers, autour d’un café.

C’est pourquoi je propose des actions de sensibilisation et des formations d’1 à 2 jours pour comprendre ce qui se joue vraiment derrière l’épuisement professionnel — pour les équipes comme pour les managers.

L’objectif : apprendre à lire les signaux, ouvrir le dialogue, et agir avant que ce soit trop tard.

N’hésitez pas à me contacter si le sujet résonne pour votre organisation, ou à faire appel à un membre du réseau burn out pro : nous sommes nombreux à pouvoir agir avec vous.

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Virginie Lemaire

Consultante Formatrice & Relaxologue

Manage & Vous

07 69 10 28 50

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