Il s’est passé tellement de choses durant cette année 2023 et à la fois, elle a été tellement vide.

2023 a été une année mise entre parenthèses à cause de mon burn-out.

Septembre 2022, retour de vacances, et début de formation pour un nouveau poste pour monter en grade.

A peine une semaine de formation, et je prends le train en marche à fond, persuadée que je peux tout gérer : mon poste de secrétaire, celui de gérante des véhicules de location, celui de comptable pour les impayés et mon nouveau poste en formation de réceptionnaire.

J’adore chaque facette de mon métier, même si y a des clients plus difficiles que d’autres, ça fait partie du jeu.

Je me donne à fond.

Novembre, je me sens complètement usée, je ne récupère plus même en dormant des heures et des heures.

Décembre, commencent les erreurs, les fautes d’orthographes, les oublis, les pleurs, les prises de tête, la susceptibilité, l’épuisement mais surtout LE DÉNI.

La fin d’année, c’est crucial, les clients ont besoin de leurs voitures, les comptables ont besoin du bilan de fin d’année, moi je suis dans l’attente de signer en janvier ce changement de poste.

Mi-décembre, les 1ères douleurs apparaissent : les cervicales.

Un vendredi, je ne peux plus tourner la tête.

Entre 12h et 14h, je file à l’ostéo en urgence.

A part me redonner un peu de mobilité, c’est la seule chose qu’il arrive à faire.

J’ai les cervicales inflammées.

Le lundi, j’y retourne, c’est pire.

Malheureusement, il pourra tout essayer, ça ne changera pas grand chose.

Mercredi, je vois ma kinésiologue à 10h30, elle me regarde dans les yeux et me dit “Louise, il est hors de question que tu retournes au boulot dans l’état que tu es. Tu es en train de t’écrouler.”

Et là, c’est le drame.

Je m’effondre.

Pendant 1h, je cherche un médecin en vain, je finis aux soins non-programmés de l’hôpital qui me prescrit une minerve, une écharpe pour le bras et 3jours d’arrêt.

Mes douleurs aux cervicales se sont étendues au dos.

Le lundi, incapable de retourner au boulot, je revois un autre médecin.

Une torture.

Elle me prend la tête et me la tourne d’un coup et me dit “bah vous voyez vous avez de la mobilité. Je vous mets 2 jours d’arrêt, mais c’est vraiment parce que vous venez pour ça (et elle me prescrit de la pommade…) !”

De là, j’abandonne les médecins, je retourne au boulot et je me dis, je tiendrais.

2 semaines s’écoulent et je prends rdv avec mon directeur pour avoir 1 semaine de vacances.

Et là, l’écroulement.

Le mercredi, j’arrive à voir un nouveau médecin, je m’effondre devant elle, je ne pouvais à peine marcher, j’avais horriblement mal partout…

Et là, elle me dit “mais vous êtes en dépression madame !”.

C’était la phrase de trop.

“Mais non, je ne suis pas dépression, je fais un Burn out, je suis au 3e médecin, ça fait des semaines que je souffre et personne ne fait rien.

J’en peux plus, je suis à bout, je souffre !!”

Et à partir du lundi suivant, j’ai été mise en arrêt toutes les semaines, ou tous les 15 jours et ça a duré 5 mois.

Je n’ai jamais eu d’arrêt d’un mois sauf quand mon directeur en a fait la demande en avril. Est-ce normal ?

Plongée dans les anxiolytiques et les antidépresseurs, mon nouveau médecin (le 4e) évoqué le fait de ne plus vouloir me prolonger mon arrêt alors que j’étais incapable de retourner travailler.

J’ai donc été voir la médecine du travail où je me suis faite engueulée parce qu’on ne m’avait jamais prescrite d’examens ou de prise de sang.

Et qu’il était hors de question que je reprenne le travail dans l’état que j’étais.

Difficile pour mon médecin d’entendre le discours de la médecine du travail.

J’ai donc pris la décision de faire une rupture conventionnelle pour me libérer des médecins.

Sauf que j’avais des effets secondaires des antidépresseurs que mon médecin ne voulait pas entendre.

Juin et juillet se sont conclus par une batterie d’examens et un changement d’antidépresseurs grâce à la psychiatre que j’avais pris l’initiative d’aller voir.

Et me voilà hypersensible à toutes substances chimiques, y compris les antidépresseurs.

J’ai arrêté les antidépresseurs en août et tout est rentré plus ou moins dans l’ordre.

Aujourd’hui, j’ai repris le travail depuis octobre, le moindre écart je le paye.

Le moindre stress me déclenche une nouvelle douleur.

En ce moment, ce sont soit les trapèzes soit les cervicales qui prennent.

Je ne suis plus suivie depuis août parce que mon burn-out m’a couté une blinde et j’ai épuisé toutes mes économies.

J’essaye d’écouter mon corps et de ne pas trop me surcharger mais c’est difficile quand le mental en veut beaucoup plus.

J’ai pour projet en janvier de commencer l’accompagnement RPBO pour ne pas reproduire le même schéma.

Louise 🙏

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