Image Le Lien entre Burnout et Génération Z

Le lien entre burnout et génération Z

Introduction 

La génération Z, née entre le milieu des années 1990 et le début des années 2010, fait face à des défis uniques en matière de stress et de burnout.

Le burnout, ou épuisement professionnel, est un état de fatigue émotionnelle, physique et mentale causé par un stress excessif et prolongé.

Il se manifeste lorsque l’individu se sent dépassé et incapable de répondre aux demandes constantes.

Pour la génération Z, ce lien est d’autant plus pertinent.

Confrontés à une pression académique intense, à des attentes professionnelles élevées et à un monde en constante évolution, les jeunes de cette génération cherchent à trouver leur place tout en préservant leur santé mentale.

Stress et pression académique

Le stress académique est un phénomène bien connu de la génération Z.

Avec la compétition pour les places dans les meilleures universités et la charge de travail accrue, beaucoup se retrouvent submergés.

“Je me sens constamment sous pression pour réussir, comme si ma valeur dépendait de mes notes,” confie Léa, 20 ans, étudiante en droit.

La génération Z est souvent qualifiée de “génération burnout” en raison de sa vulnérabilité particulière à cet épuisement.

Attentes professionnelles

Les attentes professionnelles sont également une source de stress.

La génération Z entre sur le marché du travail à un moment où l’incertitude économique et la précarité de l’emploi sont monnaie courante.

“On nous demande d’être flexibles, polyvalents, et souvent pour un salaire qui ne reflète pas notre investissement,” explique Maxime, 22 ans, jeune diplômé.

Témoignages et réalités du burnout

Les témoignages de jeunes de la génération Z révèlent une réalité alarmante.

Beaucoup rapportent des symptômes de burnout, tels que l’épuisement, le cynisme et une faible estime de soi, souvent liés à des environnements académiques et professionnels exigeants.

“Il y a des jours où je ne peux même pas me lever pour aller en cours, tellement je suis épuisé mentalement,” admet Théo, 21 ans, reflétant une expérience commune à beaucoup de ses pairs.

Julie, 23 ans, partage aussi son expérience : “Après mon master, j’ai enchaîné les stages, espérant que cela déboucherait sur un emploi stable. Mais la réalité du marché du travail m’a vite rattrapée, et le burnout n’était pas loin.”

Également le témoignage de Sarah, 22 ans, qui nous a écrit récemment :

Je pense que témoigner de mon histoire pourrait parler aux jeunes et notamment aux étudiants en transition vers le monde professionnel.

En effet, lors de ma dernière année de master universitaire j’ai vécu un burn out qui s’est déclaré un matin alors que je n’avais plus la motivation d’aller en cours.

J’avais prévu de me rendre sur Paris pour voir une exposition.

Lors de mon « voyage » en transport en commun, je suis debout.

Je ressens de profonds acouphènes, j’ai chaud d’un coup, mon ouïe se brouille.

Je prie pour que le trajet se passe vite. Il me reste 15 minutes avant d’arriver à Gare du Nord.

À peine arrivé, le train sonne l’ouverture des portes, je ne me vois pas marcher.

Mon corps, les yeux fermés, me dirige vers le mur du quai que je prends à pleine joue.

Je me retrouve ainsi au sol. Tétanisée et à bout de force. Je pleure.

Je ne comprends pas ce qui m’arrive.

À partir de ce moment-là, des crises d’angoisses s’invitent chaque jour surtout pour aller à la fac. Je ne comprends pas ce que je fais là.

J’ai envie d’arrêter mon master et de recommencer à zéro.

Je vais voir une conseillère d’orientation et je lui raconte ce qui vient de se produire.

lle me dit alors que tout cela est le résultat de mon stage que j’ai vécu intensément.

Pendant 6 mois, j’ai travaillé 10h par jour. J’avais la sensation de m’épanouir pleinement sans m’arrêter.

Le métro boulot dodo était devenu mon quotidien. Les petites maladies se sont multipliées, tout doucement par ci par là. Sans que j’y prête attention.

6 mois après cette expérience, je me retrouvais tétanisée sur ce quai de Gare du Nord.

Je suis allée voir le psychologue de ma fac qui m’a appris à mettre des mots sur ce qui n’allait pas. Un travail thérapeutique a suivi son cours depuis.

J’ai appris à décoder mon cerveau sur la vision du travail mais pas que. Aujourd’hui cela fait 4 ans que cet épisode est passé.

Cependant, je revis des épuisements professionnels dès lors que je veux me prouver ma place. Je m’impose un rythme, une envie d’être la fille parfaite.

Connaître ses limites, c’est le premier apprentissage que ce burn out m’a appris. Communiquer fut le second.

Car même si l’entreprise a sa part de responsabilité, je pense qu’il est essentiellement lié à un modèle que l’on s’impose à soi-même.

Le chemin est long mais le Burn out ouvre la porte à l’écoute de soi et à la reconstruction.

Sans cet épisode, je ne serais pas devenue la même et je n’aurais pas appris à m’aimer, à me respecter et chérir mon corps.

Oui le Burn out arrive même à 22 ans.

C’est quelque chose avec lequel on apprend chaque jour à composer pour ne pas retomber si bas.

Conclusion

Face à ces nouveaux défis, il est essentiel que la société reconnaisse et adresse le problème du burnout chez les jeunes.

Il est crucial de mettre en place des stratégies de prévention et de sensibilisation pour lutter contre le burnout chez les jeunes.

Cela inclut la promotion de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, l’encouragement à la prise de pauses et à la déconnexion, ainsi que la mise à disposition de ressources de soutien psychologique.

 

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