Burnout et Sophrologie

Burnout et Sophrologie

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En quoi la sophrologie peut m’aider si je fais un burn-out ? 

Article de Lénaïg Besnard. 

Le burnout, c’est quoi ? 

Le burn-out est un épuisement physique, mental et émotionnel.

Vos batteries sont à plat.

Pour sortir de cet état, la prise en charge doit être multidisciplinaire.

Et la sophrologie est une des pratiques qui aide à récupérer.

Comment la sophrologie peut-elle aider à récupérer d’un burnout ?

🔹En apaisant le physique et le mental

🔹En retrouvant l’énergie

🔹En améliorant le sommeil

🔹En renforçant sa confiance en soi

🔹En préparant l’avenir.

 

La première chose que nous apprenons : c’est à faire des pauses !

Des pauses pour nous reconnecter à notre corps, écouter ce qu’il a à nous dire car il connaît nos limites mais bien souvent nous lui avons dit de se taire…

En sophrologie, nous travaillons en conscience, avec des techniques simples et faciles à refaire à la maison.

La récupération est un processus qui prend du temps et la sophrologie s’adapte à votre état d’épuisement total au début, de facultés intellectuelles perturbées (mémoire, concentration…).

Du choc à la reprise du travail, en passant par les questionnements, le sophrologue accompagne les personnes dans leur cheminement, leurs adaptations au changement de vie nécessaire pour retrouver la motivation, la confiance, l’énergie.

 

La parathèse éveillée Pour me contacter :

Mon site internet : https://www.la-parenthese-eveillee.fr/ 

Téléphone : 07 88 74 18 73

Mail : lenaig.sophrologie@gmail.com

Prévenir la souffrance et les risques psychosociaux au travail

Prévenir la souffrance et les risques psychosociaux au travail

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Prévenir la souffrance et les risques psychosociaux au travail, l’appel à un professionnel. 

Article de Ludwig Maquet

Introduction 

Souffrance, violence au travail, épuisement professionnel,

style de management et risque psychosocial : ces termes, à la réalité et aux dimensions complexes interrogent inévitablement les mutations du travail.

Éducateur spécialisé de formation et praticien de l’éducation spéciale pendant 20 ans avec différents publics et dans diverses institutions, je suis aujourd’hui consultant- formateur en travail social et en prévention des risques psychosociaux- SQVCT (Santé Qualité de Vie et Conditions de travail).

Au fil de mes expériences, j’ai été amené à m’intéresser aux phénomènes de violences et de souffrance au travail, aux risques psychosociaux, dont le burn-out, qui prennent de plus en plus d’ampleur dans le monde du travail.

Faire face à la douleur issue du travail dans notre société n’est pas facile tant le sujet est polymorphe et multiforme.

Des conséquences désastreuses 

Un salarié en risque psychosocial verra son état de santé se dégrader par l’apparition de différents symptômes, entre autres, burn-out, stress, troubles du sommeil, hypertension, fatigue professionnelle, voire suicide.

La quête de l’efficacité et de la rentabilité à un prix.

Celui du mal-être au travail qui s’intensifie.

Il faut savoir que les pathologies psychosociales sont devenues la principale cause des arrêts de travail dans notre pays.

Les risques psychosociaux

Les risques psychosociaux

pourraient se définir comme les éléments qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des salariés au sein de leur environnement professionnel, recouvrant différentes formes comme le stress, le harcèlement, l’épuisement professionnel.

Et même la violence au travail.

Ils sont la cause de plusieurs maux et pathologies, combinant un grand nombre de variables, à l’intersection des dimensions individuelles, collectives et organisationnelles de l’activité professionnelle.

D’où leur complexité et leur caractère composite.

D’ailleurs, le rapport Gollac définit les risques psychosociaux comme des risques pour la santé mentale, physique et sociale engendrée par des conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir sur le fonctionnement mental.

6 grandes dimensions de risques psychosociaux existent :

    • L’intensité du temps de travail
    • Les exigences émotionnelles
    • L’autonomie et les marges de manœuvre
    • Les rapports sociaux et la reconnaissance au travail
    • Les conflits de valeurs
    • L’insécurité de la situation de travail.

Le burnout

Parmi les principaux symptômes : le burn-out

Défini comme syndrome d’épuisement professionnel par une fatigue physique et psychique intense, générée par des sentiments d’impuissance et de désespoir.

C’est une perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.

Le burn-out est un véritable effondrement, il est désastreux pour la personne concernée mais aussi pour ses proches.

C’est une maladie terrible, plurifactorielle, à l’interaction de l’individu, du travail et de la société.

Le principal facteur conduisant aujourd’hui au burn-out étant l’organisation du travail, même s’il ne faut pas omettre quelques prédispositions individuelles et contextuelles.

La prévention des risques psychosociaux, comme solution

Étant ainsi témoin de la souffrance au travail des salariés et ne supportant pas que l’on tombe malade du travail, j’ai eu le besoin de m’impliquer et d’intervenir dans la prévention des risques psychosociaux, dont le burn-out, la santé et la qualité de vie au travail.

C’est pour cela que j’ai effectué de nombreuses formations sur la prévention des risques psychosociaux.

Je me suis formé également en tant que consultant santé, qualité de vie et conditions de travail (SQVCT) dans le but de prévenir plutôt que guérir, d’améliorer le mieux-être des salariés. Nous sommes tous concernés.

Nous sommes tous dans le même bateau. Améliorer la santé de ses salariés, c’est améliorer la santé de son entreprise.

Pour moi, se former, se donner une pause, une respiration en équipe est essentiel.

Quand on propose une formation à son équipe, ou que l’on intègre les RPS dans le plan de prévention des risques, c’est, pour les professionnels, le moment de faire le point, un arrêt sur image pour se former et prévenir la venue des risques.

Pour se donner un cap à suivre. Ils découvrent alors leurs potentiels, leurs capacités à mobiliser leurs ressources et à comprendre leur système de travail.

Ils en ressortent plus fort ainsi que l’institution ou l’entreprise pour faire face aux situations des risques psychosociaux et affronter les intempéries avec plus de sérénité.

Il s’agit de prévenir pour agir.

Je propose donc des interventions sur les 3 niveaux de prévention, primaire, secondaire, tertiaire.

De niveaux progressifs et adaptés aux différents publics compte tenu du diagnostic et demande de départ, de l’analyse des besoins identifiés :  Conférence, table ronde, formation, plan de prévention. À la demi-journée, journée ou sur 2 jours ou plus.

 

Vous voulez qu’on en parle ?

Pour toute demande de renseignements n’hésitez pas à me contacter sur la plateforme Burnout-Pro  ou en me contactant directement à l’adresse suivante : lm.conseils.formations@gmail.com

Burnout au travail : Comment le reconnaître et agir

Burnout au travail : Comment le reconnaître et agir

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Introduction : Comprendre le Burnout. 

Vous ressentez de la fatigue persistante, de la démotivation, de l’irritabilité, du stress, des insomnies, de l’isolement, une diminution de la performance au travail et/ou des symptômes physiques (douleurs digestives, migraines, troubles cutanés…) ?

C’est peut-être le moment de chercher de l’aide.

Mais vers qui se tourner ?

Dans cet article, nous explorerons les différentes spécialités professionnelles qui peuvent vous accompagner dans la gestion du burnout et du stress au travail.

Prenez soin de vous ! 🌟

Tout d’abord votre médecin traitant :

La première chose à faire est de consulter votre médecin traitant pour lui faire part de votre souffrance.

Il pourra ainsi vous orienter vers des professionnels adaptés à votre situation pour vous aider à traverser cette période.

Ensuite, un psychiatre ou un psychologue :

Le psychiatre peut réaliser une évaluation complémentaire, vous accompagner à l’aide d’un traitement et vous soutenir à travers des entretiens réguliers.

Le psychologue peut comprendre certains mécanismes et trouver des moyens pour agir dessus, trouver des solutions pour voir les choses différemment, être accompagné(e) et soutenu(e) durant cette épreuve et garder le contact avec vous après si vous en ressentez le besoin.

Retrouvez nos différents psychologues et psychologues du travail prêt à vous aider en fonction de votre région :

Mais aussi, pour vous accompagner et vous soutenir tout au long de ce chemin, voici d’autres professionnels spécialisés en souffrance au travail :

Le sophrologue :

La sophrologie est une approche qui combine des techniques de relaxation, de respiration et de visualisation pour réduire le stress et favoriser le bien-être émotionnel.

Le sophrologue peut aider les personnes en souffrance à gérer leur anxiété et à retrouver un équilibre dans leur vie professionnelle et personnelle.

Retrouvez nos différents sophrologues prêts à vous aider en fonction de votre région :

Le coach :

Le coach professionnel peut vous accompagner dans votre développement personnel et professionnel.

Il aide à définir des objectifs, à surmonter les obstacles et à améliorer le mieux-être au travail.

Retrouvez nos différents coachs professionnel prêt à vous aider en fonction de votre région :

Le formateur / consultant :

Le formateur et consultant spécialisé en santé au travail peut dispenser des formations sur la prévention du burnout, la gestion du stress et l’amélioration du bien-être au travail.

Retrouvez nos différents formateurs et consultants prêt à vous aider en fonction de votre région :

L’ergonome :

L’ergonome se concentre sur l’adaptation des conditions de travail pour prévenir les risques professionnels et améliorer le confort des employés.

Retrouvez nos différents ergonomes prêt à vous aider en fonction de votre région :

L’ostéopathe :

L’ostéopathe peut soulager les douleurs physiques et favoriser la mobilité. Il peut être utile pour les personnes en souffrance physique mais aussi psychologique, ayant des répercussions sur le corps, les tensions et la mobilité.

Retrouvez notre ostéopathe prête à vous aider :

Les lieux ressources :

Les lieux ressources offrent un espace de détente, de partage et de soutien pour les personnes en souffrance.

Retrouvez nos différents lieux ressources prêt à vous aider en fonction de votre région :

Certaines techniques également peuvent vous accompagner et vous soutenir tout au long de ce processus :

Le bilan de compétences :

Le centre de bilan de compétences offre des évaluations pour vous aider à identifier vos forces, vos compétences et vos intérêts professionnels.

Retrouvez nos différents centres de bilan de compétences prêt à vous aider en fonction de votre région :

La transition professionnelle :

Le conseiller en transition professionnelle vous aide à gérer les changements de carrière, à explorer de nouvelles opportunités et à s’adapter à de nouvelles situations professionnelles.

Retrouvez nos différents conseillers prêts à vous aider en fonction de votre région :

L’art-thérapie :

L’art-thérapie utilise la créativité artistique pour favoriser l’expression émotionnelle et le mieux-être.

Elle peut être utile pour les personnes en souffrance qui ont du mal à verbaliser leurs émotions.

Retrouvez nos différents art-thérapeutes prêts à vous aider en fonction de votre région :

Le massage :

Le masseur professionnel peut soulager les tensions musculaires et favoriser la détente.

Les massages peuvent être bénéfiques pour réduire le stress et améliorer le bien-être général.

Retrouvez notre masseuse prête à vous aider :

Le yoga :

Le yoga combine des postures, la respiration et la méditation pour réduire le stress, améliorer la concentration et favoriser la détente.

Retrouvez nos différents professeurs de yoga prêt à vous aider en fonction de votre région :

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing)

L’EMDR est une approche thérapeutique qui aide à traiter les traumatismes et les expériences difficiles.

Elle peut être bénéfique pour les personnes en souffrance.

Retrouvez nos différents professionnels spécialisés en EMDR, prêt à vous aider en fonction de votre région :

La méditation :

La méditation favorise la relaxation, la concentration et la clarté mentale.

Elle peut aider à réduire l’anxiété et à améliorer le bien-être.

Retrouvez nos différents professionnels spécialisés en méditation, prêt à vous aider en fonction de votre région :

Réflexologie :

La réflexologie est une technique naturelle et manuelle qui libère les facultés d’auto-régulation du corps et qui peut favoriser la détente et le bien-être général.

Retrouvez nos différents réflexologues prêt à vous aider en fonction de votre région :

Conclusion :

Reconnaître et agir face au burnout est essentiel pour votre santé mentale et votre bien-être au travail.

N’hésitez pas à consulter des professionnels pour vous aider à surmonter cette épreuve et retrouver l’équilibre.

Prenez soin de vous et de votre carrière.

Et si vous êtes professionnel spécialisé en souffrance au travail, rejoignez notre réseau dès aujourd’hui et contribuez, vous aussi, à prévenir, informer et accompagner les personnes en souffrance.

En unissant nos forces, nous pouvons avoir un impact significatif dans la prévention et l’accompagnement du burnout.

Ensemble, nous sommes plus forts pour aider ceux qui en ont le plus besoin. 🤝

Contactez nous par mail ou par LinkedIn !

A très vite sur le réseau Burnout-Pro !

Risques psychosociaux

Risques psychosociaux

Image Risques psychosociaux

Risques psychosociaux : et si on valorisait le leadership responsable ? 

Par Gabriel MAFFRE, fondateur du cabinet PROtG Conseil & Formation. 

Dans son rapport Bien-être et efficacité au travail – 10 propositions pour améliorer la santé psychologique au travail rendu au Premier Ministre en février 2010, Henri Lachmann, ex-PDG et actuel président du Conseil de surveillance de Schneider Electric, l’assure : « Le problème de santé au travail n’est pas un problème de la médecine, c’est un problème de management. » Voici une affirmation qui a le mérite de repenser des décennies de culture managériale pour le moins critiquable du point de vue du bien-être au travail.

En essayant de comprendre pourquoi le management français s’encombre encore de réflexes archaïques dans un pays pourtant à la pointe dans bien des secteurs, on réalise qu’un des problèmes à la source est gravé sur les bancs de notre école. Du début de notre scolarité à la fin de nos études, combien de temps notre système éducatif consacre-t-il à développer dans les cerveaux de nos apprenants les sacro-saints “soft skills”, ces compétences comportementales et relationnelles qui nous sont désormais chères : négociation, gestion de projets, gestion de conflits… Si peu !

Alors, bien-sûr, certaines organisations tentent de corriger le tir par la formation. Malgré tout, il n’y a  pas si longtemps encore, une étude montrait que 65 % des ingénieurs estimaient ne pas avoir été suffisamment préparés à « s’intégrer dans une organisation, à l’animer et à la faire évoluer ». Seuls 15 % des personnes interrogées considéraient avoir été sensibilisées, au cours de leur formation initiale, « aux relations sociales » [1].

Qu’on se le dise : la qualité d’un bon manager ne se mesure pas à sa réussite scolaire ou à sa maîtrise de fortes connaissances techniques car l’expertise du terrain réel s’acquiert par la pratique et l’observation. Comme le suggère l’écrivain Olivier Clerc, le manager doit travailler à renforcer son quotient relationnel [2] ou « l’art de nouer et de préserver des relations mutuellement enrichissantes, ainsi que la capacité de gérer des désaccords et des situations conflictuelles autrement que par la violence ».

Les risques psychosociaux (RPS) correspondent à des situations de travail où sont présents, combinés ou non : du stress, des violences externes, des violences internes. Or la violence émerge d’une escalade de conflits qu’il est important d’anticiper et de résoudre pour désamorcer la crise.

Apaiser les tensions avant qu’elles ne dégénèrent

On le sait aujourd’hui : performance de l’entreprise et qualité de vie au travail sont indissociables. Si la mission du manager est d’assurer activement la première, il ne peut se défaire de la seconde. C’est tout là la complexité et la richesse du management : évoluer sur une ligne de crête, partagé entre ces deux tensions qui peuvent soit stimuler la dynamique d’une équipe lorsqu’elles sont bien gérées, soit engendrer de sérieuses difficultés. Dans ce contexte de tensions constantes, le manager doit posséder un ensemble d’outils, non seulement pour faciliter l’expression précoce du mal-être de ses collaborateurs mais également se prémunir des éventuelles violences dirigées à son encontre.

Une des premières postures à adopter lorsqu’un collaborateur souffre d’une situation de stress ou de conflit, consiste à écouter avant de parler, autrement dit à chercher à comprendre plutôt qu’à expliquer. Pour parvenir à une compréhension mutuelle, il est plus efficace de poser des questions et de reconnaître la situation. Certaines attitudes sont à bannir de cette démarche : la culpabilisation par exemple. Une phrase du type « Comment peux-tu te plaindre après tout ce que j’ai fait pour toi ? » sera perçue comme une tentative de manipulation et engendrera la rupture relationnelle. Vouloir résoudre rapidement le problème sans s’attaquer à l’origine du mal-être, du genre « Pose quelques jours de congés pour prendre un peu de recul », est aussi une mauvaise suggestion qui entraînera un sentiment d’incompréhension et un risque de démotivation du collaborateur…

Après avoir recueilli l’information, il est conseillé au manager d’adopter une attitude de reconnaissance envers ce qu’il a compris de la parole de l’autre. Cette approche favorise un environnement où le collaborateur se sent encouragé à partager ses préoccupations. Reconnaître de manière sincère et bienveillante ne signifie pas nécessairement être d’accord, mais démontre une écoute attentive et respectueuse.

Il arrive que « de bons managers amènent d’excellents employés à échouer ».  C’est ce qu’ont théorisé les spécialistes du leadership, Jean-François Manzoni et Jean-Louis Barsoux[3] en évoquant un problème « d’étiquetage » lié au syndrome de l’échec programmé : un cercle vicieux qui se met en place dès lors qu’un manager commence à douter de la performance d’un de ses collaborateurs. Il devient plus directif, voire intransigeant, à l’égard de son subordonné, effectue un suivi de plus en plus serré et a des échanges de plus en plus tendus avec lui. Se sentant déprécié, dévalorisé, l’employé mis en cause perd à son tour de sa considération pour son supérieur. Il lui colle, lui aussi, une étiquette négative. Pire, il est confronté à une baisse de motivation et même de confiance en soi, qui progressivement se traduit par une baisse de performance. Au final, le manager sera conforté dans son opinion, pourtant fausse, de départ, selon laquelle son collaborateur est inefficace.

Oser exprimer ses sentiments

Les émotions sont essentielles pour vivre pleinement et enrichir nos relations. Elles impactent nos actions en reflétant notre satisfaction par rapport à nos valeurs et besoins. Leur expression est précieuse pour se comprendre nous-mêmes et entre nous.

Selon une étude canadienne [4], les employés percevant leur manager comme étant « sensible » – c’est-à-dire capable d’empathie envers leurs ressentis – « manquent environ 3,7 jours de travail, tandis que les employés qui considèrent leurs managers comme “non sensibles” manquent environ 6,2 jours de travail ». Pourtant, l’aptitude à reconnaître et exprimer notre vulnérabilité est parfois perçue comme une faiblesse ou une indécence. Cette perspective entraîne deux attitudes déconseillées :

–   le mutisme, où l’on réprime ses émotions, conduisant à des explosions émotionnelles ultérieures ;

–   l’opinion, consistant à diriger ses émotions contre autrui en exprimant des jugements plutôt que des sentiments. « Tu es responsable… Tu n’as pas fait… » Face à ce “TU” qui accuse et “tue” la relation, l’autre aura tôt fait de rejeter la faute sur vous et de riposter. Cette approche crée une escalade conflictuelle menant à l’agressivité et à la violence, masquant la véritable émotion sous-jacente.

A contrario, une alternative est possible et préférable : la méthode du “JE” expressif impliquant d’identifier clairement et d’exprimer le sentiment avant que celui-ci ne devienne écrasant : « Je me sens inquiet, mal à l’aise, sous pression… » Occulter cette vulnérabilité revient à refuser une conversation franche et authentique avec l’autre. Face à une situation de mal-être, le manager doit faire preuve d’intelligence émotionnelle, c’est-à-dire d’ « habileté à percevoir et exprimer ses émotions, à comprendre et à raisonner avec ses émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres[5] ».

Prendre en considération la personne est crucial pour apaiser une situation, mais c’est l’action résultante qui contribuera à améliorer la santé psychologique des collaborateurs sur le long terme. Cependant, cette tâche est complexe car, pour être efficace, une solution doit être élaborée avec les personnes concernées. Sans quoi, l’imposition verticale de solutions peut entraîner une escalade conflictuelle que l’on peut schématiser ainsi :

  1. Phase 1 (Tension) : durcissement des échanges ; limitation de l’écoute ; perte de confiance ; complication dans la recherche de solutions.
  2. Phase 2 (Incompréhension) : confusion entre les faits et leur interprétation ; amalgames et généralisations ; disque rayé et réfutation systématique.
  3. Phase 3 (Guerre de position) : confusion entre les enjeux et les moyens de les satisfaire ; obstruction, menace, chantage, ultimatum ; tentative de coalition.
  4. Phase 4 (Volonté de nuire) : confusion entre le problème et la personne ; passage à l’acte ; agressivité ; violence.

Les quatre phases de l’escalade conflictuelle soulignent l’importance d’intervenir de manière préventive et de résoudre les tensions dès leur apparition.

Pour autant, il est toujours possible d’intervenir après la crise. Plusieurs étapes sont préconisées pour favoriser une désescalade du conflit. Parmi elles, nous en retiendrons ici deux.

Chercher à comprendre

La clé d’une approche efficace réside dans la volonté de comprendre plutôt que de convaincre. Il est essentiel de maîtriser deux outils essentiels : le questionnement et l’expression de la reconnaissance. Cela implique deux transformations majeures : d’une part, un travail sur soi, où le manager doit éviter de personnaliser le conflit et maintenir la distinction entre sa personne et son rôle professionnel ; d’autre part, un travail sur les autres, où le manager aborde la situation avec une véritable ouverture et une volonté sincère de compréhension. Lorsque l’interlocuteur est sous l’emprise émotionnelle, le manager doit manifester sa compréhension pour le ramener à la raison.

Recentrer sur les enjeux et les solutions

De même, le manager s’engage dans une quête constante pour éclaircir les enjeux sous-jacents, les valeurs et les besoins des interlocuteurs, des aspects auxquels ces derniers ne peuvent pas renoncer sans ressentir une injustice. Cette démarche requiert de la patience, car plusieurs niveaux d’enjeux existent. Bien que de nombreuses personnes pensent savoir ce qu’elles veulent (leur demande), elles n’ont parfois pas une compréhension approfondie des raisons (valeurs et besoins sous-jacents). Face à la résistance ou à l’insistance de l’interlocuteur, le manager doit maintenir ses efforts d’exploration afin de mettre en lumière les véritables enjeux et motivations.

Une fois les enjeux clairement définis, le manager mobilise sa créativité pour orienter les discussions vers des propositions concrètes. Alors que les parties impliquées ont souvent tendance à envisager une seule solution pour répondre à leurs enjeux, il est judicieux d’explorer diverses options en posant des questions telles que : « N’y aurait-il pas une autre solution que nous n’aurions pas envisagée ? » ; « Et si vous essayiez ? » ; « Pourquoi ne pas tenter ? » Proposer plusieurs solutions est toujours plus efficace, car cela préserve le sentiment de liberté de chacun.

Le management joue un rôle essentiel dans la prévention des risques psychosociaux. Le manager est responsable non seulement envers chaque membre de son équipe, mais aussi envers l’équipe dans son ensemble, les interactions au sein de celle-ci et l’organisation à laquelle il appartient. Sa démarche consiste à réintroduire du bon sens, renforcer les liens et anticiper les problèmes avant leur expression violente. La vision court-termiste de l’organisation du travail, la transformation des équipes au gré des nouveaux projets qui ne cessent d’émerger ne doivent jamais faire perdre de vue l’homme ou la femme derrière tout salarié. Si ce dernier sait faire preuve de flexibilité dans un contexte de risque et d’incertitude, l’homme ou la femme aspire au bien-être au travers des enjeux fondamentaux que sont la confiance, le respect, l’équité, le sens de l’engagement, l’estime de soi… Le management, en tant que clef de voûte, permet de concilier bien-être et efficacité.

 

[1] Étude réalisée auprès de 50 000 anciens diplômés d’écoles d’ingénieur (CTI Infos, n° 3, octobre 2008).

[2] Olivier Clerc cité par Jacques Salomé, Relation d’aide et formation à l’entretien, Presses Universitaires du Septentrion, 2003.

[3] Jean-François Manzoni et Jean-Louis Barsoux, Relations difficiles au travail, Paris, Village Mondial, 2004.

[4] Judith MacBride-King et Kimberley Bachmann, « Solutions for the stressed-out worker », Ottawa, Conference Board du Canada, 1999.

[5] Peter Salovey & John D. Mayer, « Emotional intelligence », Imagination, Cognition and Personality, 9, 1990.

Bilan de compétences & BURN-OUT

Bilan de compétences & BURN-OUT

Bilan de compétences & BURN-OUT

Bilan de Compétences & BURN-OUT

Le burn-out est un sujet complexe, commençons par le définir :

Un burn-out, ou « épuisement professionnel » en français, est un état de fatigue intense, physique et émotionnelle, causé par un stress prolongé lié au travail.

Il peut entraîner des problèmes de santé mentale et physique, tels que l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et une diminution de la performance au travail.

Il est important de reconnaître les signes précoces et de prendre des mesures pour prévenir ou traiter le burn-out.

Si vous ressentez une perte de SENS, d’énergie, que vous vous sentez comme vide, en incapacité de faire face aux situations de la vie, pensez à consulter un spécialiste.

Ne restez pas dans cette situation, ne la laissez pas se dégrader, prenez soin de VOUS !

Quand on a compris qu’on était en souffrance au travail, à qui doit-on s’adresser ?

Le traitement du burn-out implique généralement une approche multidimensionnelle.

Voici quelques étapes possibles :

Quoi de neuf Docteur ? Consulter un professionnel de santé pour évaluer la gravité des symptômes et exclure d’autres problèmes. Des maux physiques s’associent souvent à la fatigue émotionnelle : Votre corps s’exprime ! Parfois, il hurle !

Une Pause et du repos (have a break…) : Prendre du temps pour SOI, se reposer et récupérer est essentiel. Cela peut impliquer de prendre des congés ou de se faire arrêter au travail.

Un peu de soutien :  Un accompagnement doit être envisagé, quelle que soit la discipline que vous favoriserez mais s’en sortir tout seul prend plus de temps et peut USER.

Alors pas de raison de perdre ce temps, la situation est urgente !

Testez des praticiens aux disciplines variées pour trouver le professionnel qui vous correspondra : Psychothérapeute, Hypnothérapeute, Sophrologue, Coach spécialisé, peuvent aider à traiter les aspects émotionnels du burn-out et opérer quelques prises de conscience sur la situation.

Pour découvrir quels sont les professionnels qui peuvent vous aider et à quel moment, découvrez notre page “Qui consulter ?” .

Envisager des changements : Identifier vos besoins pour adopter un mode de vie sain, adapté à la situation, qui respectera vos fluctuations d’énergie et vous permettra de retrouver un sommeil de qualité.

Zen, no stress : Prendre du temps pour apprendre des techniques de gestion du stress, comme la méditation, la relaxation, le yoga, ou l’autohypnose.

Remettre du SENS dans votre vie professionnelle : Examiner les facteurs de stress liés au travail et envisager des ajustements, changer de poste ou d’entreprise n’est pas toujours LA solution mais parfois elle s’impose ! Quoi qu’il en soit, vous reconnecter au SENS de votre travail est nécessaire.

Identifier vos soutiens : Chercher le soutien de proches, d’amis ou de groupes de soutien peut aider à surmonter le burn-out.

Les différents stades du burn-out ?

Le burn-out est souvent considéré comme un processus en plusieurs étapes.

Les trois principaux stades du burn-out sont généralement décrits comme suit :

Phase d’alerte (stress) : Elle se caractérise par une augmentation du stress au travail. Les symptômes peuvent inclure une fatigue accrue, des troubles du sommeil, de l’irritabilité et des difficultés de concentration.

Phase de résistance (épuisement) : À ce stade, les symptômes du burn-out deviennent plus évidents, avec un épuisement physique et émotionnel plus prononcé. La personne peut ressentir un détachement émotionnel par rapport au travail, une diminution de la performance et des sentiments de cynisme.

Phase d’épuisement (effondrement) : C’est la phase où le burn-out atteint son point culminant. La personne ressent un épuisement extrême, une incapacité à fonctionner normalement au travail et des problèmes de santé mentale plus graves tels que la dépression.

Il est important de noter que tout le monde ne passe pas nécessairement par tous ces stades, et la progression du burn-out peut varier d’une personne à l’autre.

La reconnaissance précoce des signes et la mise en place de mesures préventives sont essentielles pour éviter d’atteindre des stades plus graves du burn-out.

Pourquoi est-il NECESSAIRE de faire un bilan de compétences ?

Faire un bilan de compétences pendant ou après un burn-out peut être bénéfique pour plusieurs raisons :

Auto-évaluation : Le bilan de compétences vous permet de prendre du recul et d’analyser vos compétences, vos intérêts et vos valeurs.

Cela peut aider à mieux comprendre vos besoins professionnels et personnels.

Le travail sera centré sur le SENS de vos missions et l’identification de votre IKIGAÏ « mission de vie », un outil puissant.

Orientation professionnelle : Après un burn-out, il est parfois nécessaire de reconsidérer sa carrière et de trouver un chemin professionnel plus en adéquation avec ses aspirations.

Le bilan de compétences peut aider à définir de nouveaux objectifs.

Renforcement de la confiance en soi : La redécouverte et la reconnaissance de compétences peuvent contribuer à renforcer votre confiance en vous, élément important pour la réintégration dans le monde professionnel.

Prévention de futurs burn-out : En identifiant les éléments qui ont contribué au burn-out, le bilan de compétences peut aider à mettre en place des stratégies pour éviter les pièges similaires dans le futur.

Faire un bilan de compétences avec l’aide d’un professionnel qualifié peut offrir un cadre structuré et faciliter la transition vers un nouveau chapitre professionnel plus épanouissant.

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J’accompagne les situations de souffrance au travail / burnout en partenariat avec la Plateforme Burnout-Pro

Charte santé mentale 2025

Charte santé mentale 2025

Article charte santé mentale 2025

Faire de la santé mentale une priorité nationale – Charte Grande Cause 2025

Introduction :

Nous sommes fiers de vous annoncer que nous avons rejoint le collectif Grande Cause Santé Mentale 2025 en signant la Charte Santé Mentale.

Pour arrêter les tabous autour de ce sujet, pour espérer une réelle prise en compte et en charge du syndrome du burnout.

Et nous vous invitons à en faire de même en signant la charte que vous retrouverez à la fin de cet article.

Ensemble, faisons de la santé mentale une priorité nationale !

La réalité de la santé mentale en France :

Selon les Assises de la Psychiatrie et de la Santé Mentale de septembre 2022, plus de 12 millions de personnes sont touchées par des troubles psychiques.

Ce chiffre alarmant révèle une crise silencieuse qui nécessite une action immédiate.

De manière préoccupante, entre 40% et 60% des personnes vivant avec un trouble psychique ne bénéficient d’aucun soin ni accompagnement.

Les raisons sont multiples : le manque de professionnels, la persistance des pratiques coercitives, et des parcours de soins hétérogènes selon les territoires.

Les causes profondes :

Manque de professionnels : La pénurie de professionnels de la santé mentale est un obstacle majeur pour garantir un accès adéquat aux soins. 

Pratiques coercitives persistantes : Les méthodes coercitives persistent malgré les avancées, compromettant la qualité des soins et le respect des droits des patients.

Parcours de soins hétérogènes : Les disparités dans les parcours de soins entraînent des inégalités inacceptables, selon les régions.

Agissons ensemble pour un changement durable :

Rejoindre le mouvement pour faire de la santé mentale une grande cause nationale en 2025, c’est prendre part à une action collective puissante.

Plus nous sommes nombreux, plus nous avons le pouvoir de briser les tabous, changer les regards, et faire entendre la voix des millions de Français touchés par des troubles psychiques.

Inspirons le changement ensemble !

Il est temps de briser les stigmates et de libérer la parole.

Rejoignez-nous dans cette cause vitale en partageant ce post, en invitant vos réseaux à se mobiliser, à soutenir cet engagement et à signer la Charte de la Santé Mentale sur : https://www.santementale2025.org/

Et pour en savoir plus sur Burnout-Pro, venez découvrir notre Réseau .